Vous êtes épuisé, vous n’aspirez qu’à dormir. Vous vous glissez sous la couette, vous éteignez la lumière… et ça commence.
Ce n’est pas une douleur franche comme une crampe ou de l’arthrose. C’est plus insidieux. Ça gratouille, ça picote, ça fourmille à l’intérieur de vos mollets ou de vos cuisses. Vous ressentez un besoin irrépressible, presque violent, de bouger vos jambes.
Vous les agitez, vous vous levez pour marcher un peu dans le couloir. Ça soulage sur le moment. Mais dès que vous vous recouchez, ça recommence.
Je m’appelle Angelo, coach sportif pour les seniors, et je connais bien ce problème pour l’entendre souvent. Beaucoup de mes élèves me disent : « J’ai les jambes nerveuses, je deviens fou, ça m’empêche de dormir. »
Vous ne devenez pas fou. Vous souffrez probablement du Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR), ou « impatiences ».
Ce n’est pas psychologique. C’est un vrai trouble neurologique qui sabote vos nuits et votre récupération physique.
Le moteur qui tourne à vide
Pour simplifier, c’est un problème de communication entre votre cerveau et vos jambes.
Votre cerveau utilise un messager chimique, la dopamine, pour contrôler les mouvements et les sensations. Le soir, ce système est censé se mettre au repos.
Chez les personnes souffrant d’impatiences, la « livraison » de dopamine se fait mal le soir. Le cerveau interprète mal ce manque et envoie des signaux anarchiques aux jambes : « Bouge ! Bouge ! ». C’est comme si le moteur de votre voiture se mettait à rugir tout seul alors qu’elle est garée au garage.
Résultat : impossible de s’endormir, ou des micro-réveils toute la nuit dont vous ne vous souvenez pas, mais qui vous laissent épuisé le matin.
La piste du carburant : Manquez-vous de fer ?
Pourquoi ce système se dérègle-t-il, surtout après 60 ans ?
Il y a une cause physique majeure, souvent ignorée : le manque de fer.
Votre cerveau a besoin de fer pour fabriquer la dopamine. Si vos réserves de fer (la ferritine) sont trop basses, la machinerie s’enraye.
Le conseil du coach : C’est le premier réflexe à avoir. Ne supposez pas, vérifiez. Lors de votre prochaine prise de sang, demandez à votre médecin de vérifier votre taux de ferritine.
Attention : un taux considéré comme « normal bas » pour la population générale peut être insuffisant pour un senior souffrant d’impatiences. Discutez-en avec votre médecin. Une simple supplémentation en fer suffit parfois à régler le problème en quelques semaines.
La boîte à outils du coach pour calmer le jeu le soir
En attendant de voir votre médecin, voici quelques astuces mécaniques et d’hygiène de vie pour apaiser vos jambes avant le coucher :
- Le chaud ou le froid : Certains sont soulagés par un bain chaud qui détend les muscles avant de dormir. D’autres préfèrent passer un jet d’eau froide sur les mollets ou utiliser des gels « effet glaçon » qui « endorment » les nerfs. Testez les deux pour voir ce qui fonctionne sur vous.
- La « vidange » du soir : Pratiquez des étirements très doux des mollets et de l’arrière des cuisses juste avant de monter au lit. Cela permet de relâcher les tensions accumulées qui peuvent exacerber les sensations.
- Évitez les excitants… du soir : On sait pour le café et le thé après 16h. Mais l’alcool et le tabac sont aussi des facteurs aggravants majeurs des impatiences. Ils perturbent la chimie de votre cerveau.
Les jambes sans repos ne sont pas une fatalité. En cherchant la cause (souvent le fer) et en adoptant les bons gestes, vous pouvez retrouver des nuits paisibles.
Et des jambes reposées la nuit sont des jambes prêtes à vous porter pour de belles balades le jour.
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