Il n’y a rien de pire que d’appréhender le moment d’aller au lit.
Vous êtes épuisé, votre journée a été longue. Mais vous savez que le repos ne sera pas au rendez-vous. Vous savez que dès que vous allez vous tourner sur votre côté préféré, une douleur lancinante dans l’épaule va vous réveiller en sursaut.
Résultat : vous essayez de dormir sur le dos (ce que vous détestez), ou vous vous réveillez dix fois par nuit pour changer de position, le bras engourdi ou douloureux.
Cette fatigue s’accumule. Elle gâche vos journées, vous rend irritable et moins alerte. En tant que coach, je le dis souvent : le sommeil est le pilier N°1 de la santé après 60 ans. Si votre épaule vous empêche de récupérer, c’est la priorité absolue.
Pourquoi ça fait plus mal la nuit ? C’est souvent mécanique. Quand vous dormez sur l’épaule douloureuse, vous « écrasez » des tendons déjà irrités (tendinite, bursite ou arthrose). Et si vous dormez sur l’autre côté, le bras douloureux « tombe » vers l’avant, ce qui tire sur l’articulation toute la nuit.
Oubliez les somnifères. La solution la plus efficace pour neutraliser cette douleur nocturne se trouve dans votre armoire : il vous faut des oreillers supplémentaires.
Voici la technique du « calage » pour soulager votre épaule, quelle que soit votre position préférée.
Scénario 1 : Vous dormez sur le côté SAIN (Le plus recommandé)
C’est la position la plus logique : on dort sur le côté qui ne fait pas mal.
- Le problème : Votre bras douloureux (celui du dessus) n’est pas soutenu. Il bascule vers l’avant devant votre poitrine sous l’effet de la gravité. Cela met l’arrière de l’épaule en tension permanente.
- L’astuce du coach : Le « Gros Câlin » Prenez un oreiller assez épais (ou un traversin) et placez-le devant vous, contre votre ventre et votre poitrine. Posez tout votre bras douloureux dessus, comme si vous faisiez un câlin à cet oreiller. Votre coude et votre avant-bras doivent être soutenus, à la même hauteur que votre épaule. Résultat : L’articulation est en position neutre, sans tiraillement.
Scénario 2 : Vous dormez sur le côté DOULOUREUX (Le plus difficile)
Certaines personnes ne peuvent s’endormir que sur leur côté habituel, même si c’est celui qui fait mal.
- Le problème : Tout le poids de votre buste écrase l’articulation sensible contre le matelas.
- L’astuce du coach : Le « Pont » L’objectif est de créer un creux pour que l’épaule ne supporte pas le poids. Utilisez deux oreillers (ou un oreiller + une serviette de bain pliée). Placez l’oreiller normal sous votre tête. Placez le deuxième support sous vos côtes, juste en dessous de votre aisselle. Résultat : Votre corps est soutenu par la tête et les côtes, et votre épaule douloureuse se retrouve « dans le vide » entre les deux supports, sans pression directe.
Scénario 3 : Vous dormez sur le DOS
C’est la meilleure position pour les épaules, mais peu de gens l’aiment.
- Le problème : Si votre matelas est ferme, vos coudes tombent vers l’arrière, ce qui pousse la tête de l’humérus (l’os du bras) vers l’avant de l’épaule, créant une gêne.
- L’astuce du coach : Les « Accoudoirs » Glissez simplement un petit coussin plat ou une serviette pliée sous chaque coude. Résultat : Vos bras sont légèrement surélevés, l’épaule est parfaitement relâchée dans son logement.
Pour que ça ne dure pas éternellement
Ces astuces sont des bouées de sauvetage. Elles vont vous permettre de refaire des nuits complètes, et c’est déjà une énorme victoire.
Mais au réveil, la cause du problème est toujours là. Une épaule qui fait mal la nuit est une épaule qui manque de place et de mobilité le jour. Souvent à cause d’un dos un peu voûté ou de muscles stabilisateurs trop faibles.
Pour régler le problème à la source, il faut redonner de l’espace à cette articulation, très doucement, avec des mouvements ciblés. C’est le cœur de mon travail.
👉 Cliquez ici pour découvrir les séances douces pour libérer vos épaules durablement (Essai gratuit 15 jours) (Pour que dormir redevienne un plaisir, pas une épreuve.)
