Monter les escaliers déclenche une douleur dans le pli de l'aine ou la hanche ? Découvrez pourquoi vos muscles fessiers sont en cause et les astuces (pousser sur le talon, marche par marche) pour remonter sans souffrir.

Douleur à la hanche en montant les escaliers : la vraie cause et comment la corriger

2/25/2026

Monter un simple étage est devenu une épreuve que vous redoutez. À chaque fois que vous levez la jambe pour franchir une marche, une douleur vive vous lance dans le pli de l’aine ou sur le côté de la fesse.

Nous l’avions vu dans un article précédent : la descente des escaliers est le cauchemar des genoux. Mais la montée, c’est le grand test de vérité pour vos hanches.

Face à cette douleur, le premier réflexe est souvent fataliste : « C’est mon arthrose, mon articulation est usée, je n’y peux rien ». Pourtant, dans la majorité des cas, la douleur fulgurante à la montée n’est pas causée par l’os, mais par une faiblesse mécanique bien précise que vous pouvez corriger. Voici ce qui se passe réellement dans votre corps.

Pourquoi la montée est-elle si exigeante ?

Franchir une marche n’est pas un mouvement anodin. Pendant une fraction de seconde, tout le poids de votre corps repose sur une seule jambe, qui est de surcroît pliée.

Pour que votre bassin reste droit et ne s’effondre pas du côté vide, un muscle doit travailler de façon titanesque : le moyen fessier (situé sur le côté de la fesse). Parallèlement, pour lever la jambe vers la marche suivante, un autre muscle puissant entre en jeu : le psoas (qui traverse le pli de l’aine).

Le piège de la sédentarité : Avec l’âge et la position assise prolongée, ces deux muscles s’affaiblissent considérablement.

  • Si votre moyen fessier est trop faible, votre bassin « lâche » et penche à chaque pas. L’articulation de la hanche se retrouve pincée.
  • Si votre psoas est raide et fatigué, lever le genou devient un effort qui tire directement sur l’articulation (douleur dans l’aine).

Ce n’est donc pas forcément votre cartilage qui crie de douleur, ce sont vos muscles qui appellent à l’aide car ils n’arrivent plus à stabiliser votre poids !

L’erreur classique : La compensation par le dos

Quand la hanche fait mal à la montée, on adopte instinctivement une posture de « survie » :

  1. On s’agrippe violemment à la rampe pour se hisser à la force des bras.
  2. On se penche très en avant pour compenser le manque de force des jambes.

Résultat : Vous ajoutez un lumbago (douleur lombaire) à votre problème de hanche, sans pour autant soulager l’articulation.

Les 3 solutions pour remonter sans grimacer

Il est possible de reprogrammer votre façon de monter les escaliers pour épargner votre hanche.

1. La règle d’or : « Le bon monte au paradis »

Si vous avez une hanche douloureuse et une hanche saine, utilisez la technique des kinésithérapeutes.

  • Posez toujours la jambe saine en premier sur la marche du haut. C’est elle qui fera l’effort de soulever votre corps.
  • Ensuite, montez la jambe douloureuse sur la même marche.
  • Faites cela marche par marche (on ne croise plus les pas). Cela prend un peu plus de temps, mais la hanche malade ne porte plus la charge de la montée. (À l’inverse, pour la descente, on dit que « le mauvais descend en enfer » : on pose la jambe malade en premier vers le bas).

2. Le secret du talon

Faites le test : quand vous montez une marche, poussez-vous sur la pointe du pied ou sur le talon ? Si vous poussez sur l’avant du pied (les orteils), vous sollicitez énormément le genou et l’avant de la cuisse, ce qui coince la hanche. La correction : Posez votre pied bien à plat sur la marche et poussez volontairement avec votre talon. Ce simple détail biomécanique active immédiatement vos grands fessiers, qui viennent soulager le travail de l’articulation de la hanche.

3. L’exercice « Anti-Boiterie » (Le renforcement debout)

Pour redonner de la force à ce fameux moyen fessier qui stabilise votre bassin :

  • Tenez-vous debout, bien droit, en prenant appui sur le dossier d’une chaise ou un mur.
  • Levez lentement la jambe douloureuse sur le côté (sur le côté strict, ni vers l’avant ni vers l’arrière).
  • La pointe de votre pied doit rester tournée vers l’avant. Ne levez pas très haut (30 degrés suffisent).
  • Redescendez lentement sans poser le pied, et recommencez 10 fois.

❓ Questions Fréquentes (FAQ)

Ma douleur est vraiment dans le pli de l’aine, c’est grave ? La douleur dans l’aine est très caractéristique d’un problème articulaire de la hanche (comme l’arthrose) ou d’une tendinite du psoas. Si la douleur est mécanique (elle s’arrête au repos), elle se gère très bien avec du renforcement doux. Si elle vous réveille la nuit sans bouger, parlez-en à votre médecin pour faire une radiographie.

Faut-il éviter complètement les escaliers ? Non, sauf en période de crise très douloureuse (inflammation aiguë). Éviter totalement les escaliers va atrophier vos muscles fessiers et aggraver le problème à long terme. Utilisez la technique du « marche par marche » (le bon monte au paradis) pour continuer à utiliser les escaliers en douceur.

Un anti-inflammatoire avant de monter, c’est une bonne idée ? C’est un pansement, pas une solution. Masquer la douleur pour forcer sur une articulation instable risque de l’abîmer davantage. Privilégiez l’adaptation de votre posture (pousser sur le talon) et le renforcement musculaire.


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