Observez les gens dans la rue ou dans une salle d’attente.
Vous pouvez deviner en une seconde qui est triste, fatigué ou accablé : le dos est rond, les épaules tombent vers l’avant, le regard est tourné vers le sol. C’est la posture de la « victime » des circonstances.
À l’inverse, quelqu’un de confiant, d’énergique, se tient droit, la tête haute, le regard à l’horizontale. C’est la posture du « vainqueur ».
Je m’appelle Angelo, coach sportif pour les seniors, et je vais vous révéler un secret que la science commence à peine à comprendre : ça marche dans les deux sens.
On pense qu’on se voûte parce qu’on est triste ou vieux. C’est vrai. Mais l’inverse est tout aussi vrai : c’est parce que vous vous voûtez que vous vous sentez triste, fatigué et vieux.
Votre corps envoie en permanence des signaux à votre cerveau. Si vous adoptez une posture d’accablement, votre cerveau reçoit le message : « Tiens, nous sommes accablés. Envoyons des hormones de stress et de fatigue. »
Vous entrez dans un cercle vicieux : mauvaise posture = mauvais moral = encore plus mauvaise posture.
Le poids physique de la « posture de victime »
Au-delà du moral, cette posture voûtée est une catastrophe mécanique après 60 ans :
- Elle écrase vos poumons : Impossible de bien respirer avec le diaphragme (voir l’article précédent) si votre cage thoracique est comprimée. Vous manquez d’oxygène.
- Elle martyrise votre nuque : Pour regarder devant vous alors que votre dos est rond, vous devez « casser » votre nuque vers l’arrière. C’est la cause numéro un des douleurs cervicales et des maux de tête.
- Elle fragilise votre équilibre : Votre centre de gravité est projeté vers l’avant, augmentant le risque de chute.
L’exercice du « Super-Senior » : Changez de posture, changez d’humeur
La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez pirater ce système. En changeant volontairement votre posture, vous forcez votre cerveau à changer d’état d’esprit. Des études ont montré que se tenir droit pendant seulement deux minutes suffit à faire baisser le niveau de cortisol (hormone du stress) et à augmenter le sentiment de confiance.
Voici un exercice simple à faire dès que vous sentez que le moral baisse ou que le dos tire. Appuyez sur le bouton « reset » :
- Le fil invisible : Mettez-vous debout (ou assis bien droit sur une chaise). Imaginez qu’un fil invisible est attaché au sommet de votre crâne et vous tire doucement vers le plafond. Grandissez-vous. Votre menton rentre légèrement.
- L’ouverture du cœur : Roulez vos épaules vers l’arrière et vers le bas. Imaginez que vous voulez éloigner vos épaules de vos oreilles.
- Le détail qui change tout : Tournez légèrement les paumes de vos mains vers l’avant. Mécaniquement, ce petit geste oblige vos épaules à s’ouvrir et votre cage thoracique à se déployer.
- Respirez : Prenez 3 grandes respirations profondes dans cette posture.
Sentez la différence. C’est instantané. Vous respirez mieux, vous vous sentez plus présent, plus « solide ».
Il faut des muscles pour tenir le moral
Adopter cette posture de vainqueur est facile pendant 30 secondes. Le défi, c’est de la tenir toute la journée.
Si vos muscles du dos (les érecteurs du rachis, les rhomboïdes entre les omoplates) sont faibles, la gravité reprendra vite le dessus et vous vous effondrerez à nouveau.
C’est pourquoi le renforcement musculaire n’est pas une option : c’est ce qui vous donne la charpente nécessaire pour tenir votre corps droit, et donc garder votre moral au beau fixe.
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